Genjitsushugisha no Oukokukaizouki

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Tome 4 Chapitre 31 – Une histoire concernant l'utilisation de crevettes comme appât pour attraper une dorade, mais au lieu attrape un requin ④


Si vous lui demandiez ce qui lui avait permis d’agir ainsi, alors je dois admettre que c’était parce que nous avions regardé les choses de trop près. Les yeux du Royaume d’Elfrieden se concentraient uniquement sur Van.

Avec l’appel à l’aide des citoyens de Van et des environs afin de fournir une juste cause, nous avions prévu de réoccuper Van de manière à ne pas enfreindre la Déclaration de l’Humanité. C’était le cours prévu des événements.

Pour commencer, bien que nous devions recevoir de lourdes réparations à la suite des combats précédents, je ne pouvais pas imaginer qu’une Principauté d’Amidonia gouvernée par Julius allait avoir le pouvoir financier de les payer.

Les bureaucrates qui avaient géré les finances d’Amidonia avaient apparemment disparu avant le début des hostilités, et après tout, ils n’étaient pas réapparus même après le retour au pouvoir de Julius. Je ne pensais pas que les personnes qui mettaient les militaires en premier, comme Julius et ceux avec qui il s’entourait, allaient pouvoir remettre Amidonia sur pied.

De plus, avec la mort soudaine de Gaius, la passation de pouvoir ne s’était pas bien déroulée. Même si nous n’avions pas interféré, il était clair que le pays se serait dirigé vers des temps turbulents.

Les différents seigneurs n’avaient pas pris Julius au sérieux et avaient continué à se comporter de façon rebelle, et s’il avait augmenté les impôts pour payer les réparations, le mécontentement des habitants aurait explosé. Et si une guerre civile avait éclaté, il n’aurait pas pu payer les réparations.

C’est pourquoi j’avais agi pour que je puisse réoccuper Van.

Maintenant, même s’il n’avait pas payé les réparations, cela n’aurait peut-être pas été aussi profitable, mais je pouvais toujours garder les apparences en tant que vainqueur. Après tout, j’avais aboli les duchés de Carmine et de Vargas, et j’avais obtenu assez de réalisations pour l’audience nationale. Maintenant, quant à la demande du peuple de Van, c’était en fait une méthode qui m’était apparue quand l’Empire vint réclamer sa restitution. J’aurais pu installer un Seigneur intérimaire dans Van, puis lui faire demander l’intégration avec le Royaume d’Elfrieden.

Mais même ainsi, j’avais choisi de redonner la ville pendant un certain temps avant de faire un mouvement comme celui-ci, afin de laisser l’Empire avoir la position qu’ils avaient négociée.

Si j’avais profité du trou dans la Déclaration de l’Humanité à ce moment-là, les forçant à reconnaître notre souveraineté sur Van, cela aurait jeté de la boue au visage de l’Empire. Voilà pourquoi j’avais accepté de le rendre, permettant ainsi à l’Empire de bien paraître. De cette façon, même si nous reprenions possession de la ville, cela ne ferait rien pour ébranler l’autorité de l’Empire.

Et ainsi, de cette façon, alors que les yeux du royaume n’étaient que sur Van, quelque chose d’inattendu s’était produit en dehors de là.

La force de réoccupation du royaume commença à se former pour défendre la ville contre les forces de la principauté, qui reviendrait sans doute avec Julius qui les conduirait, mais... à la fin, Julius n’était jamais revenu à Van. Quand les forces sous le contrôle de Julius avaient fini de mettre fin aux émeutes et avaient essayé de retourner dans une Van nouvellement réoccupée, un nouveau rapport était arrivé. En vérité, plusieurs rapports.

En même temps que le Royaume d’Elfrieden avait envoyé ses troupes, des troubles avaient éclaté dans de nombreux endroits, à travers Van, et tous en même temps. Chacun d’eux était différent.

L’un d’eux avait dit que les personnes qui avaient été opprimées par leur seigneur s’étaient révoltées, anéantissant la famille du seigneur et occupant leur ville.

On avait également dit qu’un noble majeur qui méprisait les capacités de Julius avait lancé une rébellion pour le remplacer.

L’un d’eux avait dit qu’un noble qui souffrait de la répression du peuple effectué par Julius dans le nord-ouest avait pris sur lui d’abriter ceux qui s’étaient échappés et prenait position contre Julius.

L’un d’eux disait que les partisans de Roroa, contrariés que Julius ait ignoré l’existence de sa jeune sœur quand il avait pris le trône, avaient levé des troupes pour lui résister.

La liste avait continué ainsi, et il y avait autant de raisons que d’émeutes.

Parmi les soulèvements, il y avait même des villes qui avaient vu les émissions en provenance du Joyau de Diffusion de la Voix venant du Royaume d’Elfrieden et demandaient qu’elles soient annexées tout comme Van. Curieusement, bien que leurs raisons aient varié, ils l’avaient tous fait en même temps, comme s’ils avaient conspiré à l’avance pour le faire à cet instant précis.

Avant que nous sachions ce qui s’était passé, le plateau de Go qu’était la Principauté d’Amidonia débordait de pierres noires de la rébellion, et les pierres blanches qui étaient les forces de la principauté sous le commandement de Julius avaient été mises en état de « damezumari », une pénurie de libertés d’action.

N’ayant aucun moyen de se faire passer pour un ami, les forces de la principauté sous le commandement de Julius, bien qu’étant dans leur propre pays, étaient entourées d’ennemis de tous les côtés. Une fois qu’ils s’étaient trouvés dans cette situation, combattre les forces du royaume tout en réprimant la rébellion était devenu impossible.

Les forces de la principauté sous le commandement de Julius virent apparaître une vague de désertions, et les pas des forces rebelles se rapprochaient de plus en plus d’elles.

En fin de compte, avec les forces de la principauté dispersées, Julius avait fui avec un maigre nombre de serviteurs afin de demander l’asile dans l’Empire. Ainsi, pendant un temps, Amidonia était devenue brisée et sans chef.

Du point de vue du royaume, nous étions capables de réoccuper Van, et un état ennemi s’était effondré. C’était une tournure inattendue des événements, mais nous n’aurions pas pu demander un meilleur résultat.

… Au moins, jusqu’à ce moment-là.

Cependant, cette fracture n’avait pas duré longtemps. Non, cela ne pouvait pas durer.

Parce qu’un ennemi étranger avait envahi Amidonia.

Ceux qui s’étaient déplacés en premier avaient été l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria au nord et la République de Turgis au sud. L’État mercenaire de Zem à l’ouest avait sa politique de neutralité éternelle, donc il ne montrait aucun signe d’invasion, mais il vendait probablement ses mercenaires aux deux envahisseurs.

L’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria était le centre de l’Orthodoxie Lunaire qui adorait la déesse de la lune Lunaria. Il s’agissait d’une théocratie avec leur pape servant de dirigeant religieux et temporel. L’Orthodoxie Lunaire se tenait à côté du culte de la Matriarche Dragon comme l’une des deux plus grandes religions sur ce continent.

Ce dernier vénérait la Matriarche Dragon qui vivait dans la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon. La doctrine de l’Orthodoxie Lunaire prêchait l’amour pour toute l’humanité, la coopération mutuelle et la tolérance, mais certains croyants zélés avaient des idéologies hostiles envers les autres religions. De cette façon, c’était comparable au Judaïsme, au Christianisme ou à l’Islam sur Terre.

Incidemment, le Royaume d’Elfrieden, en tant qu’État multiracial, n’avait pas établi de lois sur la foi que son peuple devrait suivre, et tout le monde suivait les religions qui lui plaisaient. Il s’était positionné comme un état polythéiste.

Revenons au sujet.

En réponse aux émeutes, l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria avait déployé ses troupes le long de la frontière, le justifiant au nom de la protection de leurs coreligionnaires au sein de la Principauté d’Amidonia.

Ils avaient donné refuge aux fidèles qui avaient fui Amidonia, et avaient montré qu’ils étaient prêts à avancer sur le territoire Amidonien si cela s’avérait nécessaire. Cependant, ils s’étaient lentement déplacés.

Ils étaient probablement conscients des forces du royaume déployées près de Van, et adoptaient une approche « attentiste » afin d’éviter de se heurter à nous.

Ceux qui avaient réellement traversé la frontière étaient la République de Turgis dans le sud.

Ce continent devenait de plus en plus froid plus vous alliez vers le sud. En tant que nation la plus méridionale, Turgis était une terre de froid glacial. En particulier, leur péninsule méridionale était enfermée dans la neige et la glace pendant la plus grande partie de l’année, et les courants d’air étaient assez sauvages pour faire tomber les wyvernes volantes. Face à la rudesse de la nature, on disait que même l’Empire au sommet de son pouvoir n’aurait pas pu toucher ce pays.

Les soldats de ce pays montaient sur des créatures ressemblant à des yaks géants qui ne vivaient que dans leur pays, et on disait qu’ils étaient invincibles quand il s’agissait de batailles sur terrain froid.

Les nouvelles que les forces de la République Turgis avaient envahies se propageaient rapidement dans la principauté. En l’état, la principauté était désorganisée et donc, elle serait facilement découpée. Si Turgis envahissait du sud, Lunaria envahirait sans aucun doute du nord avant que tous les restes soient pris. Si cela se produisait, Amidonia s’effondrerait et serait dirigée par deux puissances différentes.

Heureusement, les forces de la République de Turgis avaient vu leur avance entravée par une farouche résistance de la part du seigneur de la cité forteresse Nelva, le vieux commandant Herman, qui était endurci par les combats. S’ils allaient être divisés et gouvernés séparément, ne valait-il pas mieux avoir une seule personne en qui ils pourraient avoir confiance pour régner sur l’ensemble de leur pays ? Quand les habitants de la principauté pensèrent cela, ce qui leur venait à l’esprit était le visage joyeux du roi du pays voisin qu’ils avaient vu dans les émissions produit par le Joyau de Diffusion de la Voix. Ce jeune roi qui avait dirigé la capitale princière Van sans problèmes, et qui avait même embauché le général Wonder, la femme qui avait essayé de démontrer sa loyauté à la principauté.

… Eh bien ! Fondamentalement, c’était moi.

La prochaine chose que je savais était que c’était devenu l’opinion dominante en Amidonia qu’ils devraient chercher l’annexion par le Royaume d’Elfrieden afin de pouvoir résister à Turgis et Lunaria de cette façon.

Dans le processus, toute personne qui était attachée à maintenir l’indépendance d’Amidonia (qui était à peu près toutes les personnes qui avaient lancé des rébellions pour usurper la position de Julius) avait été éliminée par les annexionnistes.

Herman Neumann, le vieux général qui avait arrêté l’avance des troupes Turgis à Nelva, ainsi que l’ancien ministre des Finances, Gatsby Colbert, qui était resté avec lui, ils avaient tous deux prêté leur nom pour soutenir la faction annexionniste, qui était un facteur important dans cette affaire. Il semble que Colbert ait eu la confiance du peuple en raison de sa réputation de grand ministre qui avait soutenu le pays alors qu’il avait des difficultés financières.

Et ainsi, une demande d’annexion de toute la Principauté m’avait été remise.

… Eh bien. Que vais-je faire et comment cela est-il arrivé ?

Si je pesais le pour et le contre quant à l’annexion de toute la Principauté d’Amidonia, il y avait plus de négatifs que de positifs. Le positif était que cela augmenterait notre population, ce qui augmenterait le pouvoir de notre nation à long terme.

En outre, la Principauté d’Amidonia était riche en ressources minérales rares, telles que l’or, ce qui fournirait un approvisionnement régulier en ressources minérales que nous ne pourrions pas exploiter à l’intérieur du royaume.

D’autre part, les points négatifs étaient que, même si nous avions finalement résolu le problème de la crise alimentaire à l’intérieur du royaume, nous aurions maintenant besoin de faire face aussi aux pénuries alimentaires d’Amidonia.

En outre, il s’agissait d’une nation qui avait été notre ennemi jusqu’à il y a quelques jours, il serait donc difficile de gouverner.

Et aussi, jusqu’à présent, notre pays n’avait que des frontières communes avec l’Union des États de l’Est, la Principauté d’Amidonia et une partie de la République de Turgis. Avec le changement des frontières, en échange de la disparition d’Amidonia, nous serions maintenant à la frontière de l’État mercenaire de Zem et de l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria, ce qui était un autre inconvénient. Plus nous avions de frontières, plus notre diplomatie serait après tout difficile.

Une autre chose était que, même si je n’avais jamais compté sur eux, les réparations de guerre cesseraient aussi d’être payées. Puisque les citoyens d’Amidonia deviendraient une partie de notre pays, la frontière entre ceux qui payent les réparations et ceux qui les reçoivent serait partie.

Quand je l’avais regardé de cette façon, il semblait qu’il y avait plus de négatifs que de positifs au fait d’annexer Amidonia.

Cependant, nous n’avions pas la possibilité de refuser. C’était parce que les effets négatifs de choisir de ne pas annexer Amidonia étaient encore plus grands.

Premièrement, cela ébranlerait notre juste cause en réclamant. « Nous avons incorporé Van dans le royaume à la demande des habitants ». Si nous prenions seulement Van, mais pas le reste, alors les habitants diraient simplement. « Oh, donc, à la fin, le royaume a envahi la terre qu’ils voulaient ».

De plus, si nous laissions Turgis et Lunaria envahir le pays, en fin de compte, nous aurions quand même une frontière avec ces deux pays.

Et aussi, le fait de gouverner Amidonia alors qu’elle faisait face à des pénuries alimentaires serait difficile. Si les deux pays échouaient à gouverner correctement, et si la famine et la guerre civile éclataient dans l’ancien territoire d’Amidonia, nous assisterions à un nouvel afflux de réfugiés. Et donc, il serait préférable que nous prenions la responsabilité de prendre soin de tout cela dès le début. Ce serait difficile maintenant, mais à long terme, notre investissement se rentabiliserait.

En fin de compte, j’avais accepté l’intégration de tout Amidonia dans le royaume, et j’en avais notifié divers pays étrangers. Alors que j’avais fait ça, j’avais également déplacé une unité navale sous le commandement d’Excel qui se tenait dans le sud-ouest du Royaume d’Elfrieden à la frontière avec Turgis, me mettant en position d’envahir leur terre à tout moment.

Du point de vue de la République, ils ne voudraient pas attaquer le continent alors que leur force principale assiégeait Nelva. Ils s’étaient alors immédiatement retirés de Nelva, et les forces de la République s’étaient retirées d’Amidonia comme la marée descendante.

De plus, voyant que le chaos régnant dans Amidonia avait cessé, les forces de l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria qui étaient déployées le long de la frontière cessèrent de se préparer à la guerre.

Contrairement à Turgis, ils n’avaient pas fait de grand déplacement jusqu’à maintenant. Pour cette raison, il était difficile d’évaluer ce qu’ils avaient pensé et s’ils étaient effrayés.

Quoi qu’il en soit, ce fut la séquence des événements qui avaient conduit à mon annexion d’Amidonia.

Peu après le retrait de la République de Turgis…

J’étais de retour au château de Van pour gérer les documents post-annexion, et ce jour-là, j’étais assis sur le trône dans la salle d’audience pour remettre des récompenses à ceux qui avaient contribué à la défense contre la République de Turgis. Le soulèvement s’était révélé si soudainement, et donc je n’avais pas amené beaucoup de mes partisans avec moi, mais, comme d’habitude, Liscia et Aisha se tenaient de chaque côté de moi, tandis que Hakuya effectuait la cérémonie.

Deux personnes avaient reçu des félicitations à cette occasion. Le vieux général qui avait défendu Nelva, et par extension Amidonia, Herman Neumann, et l’ancien ministre des Finances Gatsby Colbert (son prénom était Gatsby, mais parce qu’il était un ancien ministre, je me sentais comme si je devrais l’appeler Colbert) qui avait travaillé avec lui pour unifier une Amidonia fracturée. Herman était un vieux général aguerri, comme Georg ou Owen, alors que Colbert était un type intellectuel plus délicat dans la vingtaine.

Derrière eux se trouvaient deux piles de quelque chose, mais je ne pouvais pas dire exactement quoi parce que c’était couvert. Quoi qu’il en soit, c’était apparemment un cadeau pour notre pays.

Quand ils se prosternèrent devant moi sur le tapis, je leur avais dit : « Levez la tête ».

Une fois qu’ils l’avaient fait, j’avais d’abord parlé à Colbert.

« Sire Colbert. Je vous remercie d’avoir réuni les habitants d’Amidonia, » dis-je. « Sans votre travail acharné, le chaos aurait été prolongé, et les gens d’Amidonia auraient souffert à cause de tout cela. »

« Vous êtes trop gentil, » Colbert inclina profondément la tête.

J’avais essayé de parler des habitants d’Amidonia comme s’ils étaient de mon propre peuple, mais il n’avait affiché aucune véritable réaction quant à ça. Eh bien. Je suppose qu’il avait l’intention de repousser toute la responsabilité sur moi, alors c’était naturel d’agir ainsi.

Colbert leva la tête avant de déclarer ça. « Dans tous les cas, Votre Majesté, j’ai ici quelque chose que je voudrais vous donner... »

« Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

Colbert avait retiré la couverture de l’une des deux piles. Ce qui était apparu au-dessous était une montagne de documents. Hakuya, qui se tenait à côté de lui, avait dit : « Je vois » avec un sourire tendu.

Je n’étais pas sûr de ce qu’il avait compris, mais j’avais alors demandé à Colbert : « Qu’est-ce que c’est ? »

« Ces documents sont des états des revenus et des dépenses ainsi que des documents concernant les droits et la propriété au sein de la Principauté d’Amidonia, » expliqua Colbert. « Ils ont d’abord été conservés dans les archives de Van, mais nous les avons emportés avant le déclenchement des hostilités afin d’éviter qu’ils ne soient perdus dans les feux de la guerre. La guerre est maintenant finie, et donc nous les avons ramenés à Van, où ils doivent être. »

Oh, maintenant qu’il l’avait mentionné, quand nous avions pris la garde des archives de Van comme garantie contre les réparations de guerre, j’avais peut-être reçu un rapport disant qu’aucun de ces documents n’était là. Cela devait donc être la raison du sourire tendu de Hakuya. Parce que, pour Hakuya, les choses n’avaient pas marché comme il l’avait prévu.

« Je vois, » dis-je. « Cela fait un merveilleux cadeau. Cela rendra les décisions plus faciles. »

« Je suis honoré de vous entendre dire ça, » répondit Colbert.

« Cependant, je pense qu’il vaudrait mieux que vous les rangiez avec vos propres mains, » dis-je, refusant de les accepter.

« Hein !? » Colbert avait l’air stupéfait.

Hm, je pense que cela égalise le score.

J’avais souri alors que je lui disais, « Ancien ministre des Finances d’Amidonia, Colbert ! Voulez-vous me servir ? »

« O-Oui, Sire ! » Colbert avait presque répondu par réflexe. Bon, j’avais maintenant un engagement de sa part.

« Très bien, » dis-je. « Dans ce cas, je vous préparerai un poste équivalent à celui que vous avez occupé à Amidonia. Désormais, en tant que ministre des Finances du Royaume d’Elfrieden et de la Principauté d’Amidonia, je vous demande de soutenir les finances de cette nouvelle nation. »

« Je-je suis un Amidonien, le réalisez-vous… cela ne vous dérange-t-il pas ? » bégaya-t-il.

« Ça ne me dérange nullement. J’utiliserais quiconque utile pour ce pays, » dis-je. « Si je suis obsédé par la race et la nationalité, alors je ne reconstruirai jamais ce pays. »

« O-Oui, Sire…, » bégaya-t-il.

Mais plus sérieusement, j’avais toujours voulu quelqu’un comme lui. J’avais étudié les sciences humaines, donc les calculs mathématiques et les décisions impliquant l’économie étaient toujours difficiles pour moi. Si ce gars-là avait la capacité d’empêcher ce pays moins prospère de faire faillite alors que l’armée mangeait une grosse partie de son budget, je voulais qu’il travaille pour moi, et cela, quoi qu’il arrive. S’il y avait un ministre des Finances capable de réduire les dépenses inutiles, je pourrais peut-être trouver une place dans le budget pour une ou deux politiques que je n’avais pas pu faire auparavant.

Heh heh heh... oh, les possibilités...

« Ministre des Finances Colbert, » dis-je. « Ces documents seront sûrement les outils de votre fonction. Ramenez-les avec vous et travaillez à la reconstruction de la région d’Amidonia. »

« Ou... oui, Sire ! J’ai compris ! » Colbert se prosterna encore une fois devant moi.

J’avais hoché la tête, puis j’avais regardé le général Herman. « Sire Herman, vous avez bien fait de vous défendre contre les forces de la République de Turgis. Sans la lutte acharnée que vous avez menée, je suis sûr que la République aurait dépassé Nelva et pénétré dans les terres d’Amidonia. Si cela s’était produit, notre aide ne serait pas arrivée à temps et la situation serait encore plus chaotique qu’elle ne l’est maintenant. »

Je l’avais remercié, mais l’expression sévère d’Herman ne s’était pas adoucie.

« Les guerriers sont les défenseurs du peuple, » déclara-t-il. « Même sans maître, cela reste pareil. J’ai simplement fait ce qui est mon devoir. »

I-Il est assez strict et formel, Hmm..., pensai-je. Il était probablement le genre de personne qui s’était dévoué dans sa profession. Si Owen était un vieil homme riant, cette personne était un vieil homme têtu.

Oui, il était comme un vieil homme Tsundere du Japon, et j’aimais ça. Je suppose que ses premiers mots avaient été l’équivalent de ça. « C-Ce n’est pas comme si je l’avais fait pour toi, d’accord ? Je n’ai pas eu le choix après avoir perdu mon dirigeant, alors je l’ai juste défendu ! » ou quelque chose comme ça.

Herman se leva et se dirigea vers l’autre pile recouverte. « Moi aussi, je suis venu vous porter des cadeaux, Votre Majesté. J’espère que vous ne me les donnerez pas après les avoir reçus. »

Avec ces mots, Herman avait retiré la couverture. Au-dessous se trouvait un tas de nombreux textiles colorés, tous roulés comme de petits pains.

« Le sud d’Amidonia possède une industrie prospère qui produit de la laine de haute qualité, » dit-il. « Ces textiles ont été faits avec cette laine. S’il vous plaît, acceptez-les. »

« Hm. Puis-je venir regarder de plus près ? » demandai-je.

« Comme il vous plaira, » déclara-t-il.

Je m’étais alors levé de mon siège, puis je m’étais approché de la pile de textiles et j’avais posé la main sur l’un d’eux. Il avait une bonne texture. Était-ce un tapis ? Je ne savais pas très bien juger la qualité de ce genre de choses, mais je pouvais quand même dire que c’était une bonne chose.

« Hm ? Un tapis ? » murmurai-je.

Un tapis en cadeau... hein… Je ne sais pas trop. J’ai l’impression d’avoir déjà entendu parler de ce scénario. Si je me souviens bien, il y avait une scène comme celle-ci dans l’histoire de la Terre. Hein !? Pensai-je,

« Sire Herman, » dis-je.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Hermann.

« N’y aurait-il pas également une femme cachée dans ce tapis ? » demandai-je.

Au moment où j’avais dit ça, le visage d’Herman s’était raidi.

Attendez, franchement ? pensai-je.

L’un des textiles dans la pile avait commencé à se tortiller. Un assassin s’était-il glissé dedans ? Les soldats et Aisha étaient sur le point d’intervenir, quand…

☆☆☆
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