Genjitsushugisha no Oukokukaizouki

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Tome 4 Chapitre 32 – Un marchand d'esclaves inhabituels ⑤


Un matin, quand j’avais comme d’habitude ouvert le magasin...

« Excusez-moi ! Y a-t-il ici des esclaves capables de lire ou d’écrire ? »

« J’ai besoin d’eux d’urgence ! Je vais les acheter pour un bon prix, alors laissez-moi-les avoir ! »

« Moi aussi ! Si vous avez des demandes, laissez-moi-les entendre ! »

... une grande masse de personnes s’était soudainement essaimée à l’intérieur du magasin. Ils étaient tous relativement bien habillés et bien soignés. Beaucoup étaient là à la demande de leurs maîtres, mais d’autres étaient des nobles ou des chevaliers ici pour eux-mêmes achetés. Nous deux, San et moi étions sidérés.

« Euh… En vérité, tous nos esclaves peuvent écrire et faire de l’arithmétique..., » dis-je.

« Vraiment !? »

« S’il vous plaît ! Oh s’il vous plaît ! Permettez-moi de les acheter chez vous ! »

« J’étais ici en premier ! Notre domaine est en difficulté ! »

« C-Calmez-vous, s’il vous plaît ! Qu’elle est exactement la situation ici !? » criai-je.

J’avais demandé à San et aux autres esclaves de préparer suffisamment de thé pour tout le monde, puis j’avais demandé aux clients d’expliquer ce qui se passait.

Il semblait que tout avait commencé quand notre jeune souverain, Sa Majesté le Roi Souma, avait changé sa politique sur la façon dont les nobles et les chevaliers devaient être évalués. Ses réalisations dans le temps depuis que l’ancien roi avait abdiqué avaient été exemplaires. Il avait renversé les trois ducs qui s’opposaient à lui, vaincu la Principauté d’Amidonia qui nous avait attaqués, et l’autre jour les avait annexés. À ce stade, sa position au pouvoir était sécurisée.

Il semblait que le roi avait soudainement dit. « À partir de maintenant, je vais ajouter la capacité à gérer votre domaine à la liste des facteurs pris en compte lors de la décision des promotions et des rétrogradations pour la noblesse et les chevaliers. Alors bonne chance avec ça. » (Bien que je doute qu’il l’ait dit si franchement.)

Ceux qui paniquaient étaient les nobles et les chevaliers qui n’avaient pas beaucoup réfléchi à leurs propres terres, laissant la décision à des magistrats. Les nobles bureaucratiques qui étaient venus travailler dans la ville avaient vu dans le fait de participer aux affaires de l’État leur chemin vers l’avancement, tandis que les chevaliers avaient cru que se distinguer sur les champs de bataille conduirait à des promotions. C’est pourquoi, maintenant qu’ils allaient être tenus responsables de la gestion de leurs propres domaines, ils avaient hâtivement commencé à chercher des magistrats talentueux et des personnes pour travailler à leur service.

Les seules choses requises d’un bureaucrate rural étaient la capacité de lire et d’écrire et la capacité de faire de l’arithmétique, mais peu de personnes dans ce pays possédait les deux compétences. Les deux exigeaient d’être enseignés, et ceux qui avaient été enseignés (ou plutôt ceux qui avaient eu besoin d’être enseignés) étaient concentrés au sommet de la structure sociale. Les commerçants pourraient probablement le faire aussi, mais ils avaient leurs propres entreprises, il ne serait donc pas possible de les embaucher sans payer une compensation équivalente à leurs profits. En d’autres termes, il y avait un nombre vraiment limité de personnes désireuses de devenir des bureaucrates dans les zones rurales.

Ceux qui avaient une faible stature sociale, mais qui avaient travaillé dur pour étudier par eux-mêmes parce qu’ils croyaient que ce serait certainement utile un jour, avaient été les premiers à être recruté. Cependant, ces personnes-là avaient toutes été embauchées par les nobles et les chevaliers capables d’offrir les conditions les plus favorables. Ceux en difficulté étaient les nobles et les chevaliers les moins bien classés.

Ils voulaient du personnel, mais ils ne pouvaient pas offrir des conditions suffisantes pour les attirer. Le dernier fil d’espoir qu’ils devaient s’accrocher était des esclaves.

En y pensant, les esclaves viennent de tous les horizons de la vie, pensais-je. Les esclaves qui peuvent écrire et faire de l’arithmétique coûtent plus cher, mais certains ont déjà été vendus.

Il semblerait que les nobles qui avaient cette pensée se précipitaient vers les marchands d’esclaves. Les esclaves qui pouvaient écrire et faire de l’arithmétique chez les principaux marchands d’esclaves s’étaient immédiatement vendus, et maintenant ils se rendaient chez les marchands d’esclaves de moyenne à petite taille. Voilà comment ils en étaient venus à notre boutique.

« D’accord… Je comprends la situation, » dis-je. « J’ai un certain nombre de conditions à prendre en compte, alors je vais organiser des interviews. »

Et ainsi, j’avais discuté avec chacun des acheteurs potentiels un par un.

Plutôt que de me concentrer sur le prix d’achat, je m’inquiétais de la façon dont les esclaves seraient traités après ça. Il y en a eu beaucoup qui avaient dit : « Je veux les employer comme bureaucrates, alors je suis prêt à les libérer de l’esclavage ». Ces personnes avaient été préférées quant à ceux à qui je vendrais des esclaves. Je n’en avais pas vendu chez ceux où je voyais clairement qu’ils avaient des intentions malveillantes et j’avais décidé de garder autant que possible ceux qui étaient proches.

Pour la mère avec l’enfant…

« Je vais la libérer de l’esclavage ! L’enfant peut aussi venir ! Alors, s’il vous plaît, je vous en supplie, qu’elle vienne dans mon domaine ! »

… Il s’agissait d’une femme chevalière qui m’avait supplié, en pleurant à moitié. Alors je lui avais permis de les acheter. Elle était apparemment devenue chevalière parce qu’elle avait admiré la brave princesse Liscia, mais ses capacités étaient complètement biaisées vers le côté martial des choses, et elle ne savait pas comment gérer son domaine. C’était pourquoi elle était désespérément pressée de trouver de l’aide. Elle semblait être une bonne personne, et je m’étais dit qu’elles iraient bien avec elle.

Les esclaves continuaient d’être vendus les uns après les autres comme ça, mais... ceux qui m’avaient vraiment surpris étaient ces deux sœurs esclaves.

Il semblait qu’un jeune noble était tellement amoureux d’elles, qu’il les libérerait non seulement, mais voulait aussi les prendre pour femmes. De plus, ce noble était apparemment issu d’une famille assez importante.

« N’étiez-vous pas ici pour chercher des magistrats et des bureaucrates potentiels ? » demandai-je.

« Bien sûr, c’était mon intention initiale, mais j’ai été frappé par leur beauté et leur intellect, » déclara le noble. « Ma maison est actuellement dans une situation où il est préférable de ne pas créer de liens de sang avec d’autres maisons. Je suis sûr que cela rassurerait Sa Majesté si je devais prendre une femme de naissance commune. D’ailleurs, quand je pense au poste qui m’attend, je ne peux pas vraiment dire que je verrais des filles de toute autre maison qui voudrait bien m’épouser. »

Le nom de ce noble était Piltory Saracen. Il était apparemment le jeune chef d’une lignée assez importante dans ce pays, la Maison des Saracen. Il était passionné, et semblait être tout à fait un jeune homme affable.

Pourquoi un homme de sa grandeur veut-il des esclaves ? Me demandai-je. Probablement, sa situation et son poste avaient quelque chose à voir avec ça.

« Euh ! Je ne peux pas vous laisser les emmèner, car cela me semble trop dangereux…, » commençai-je.

« Je veux vous assurer que je dois simplement quitter le pays pour une courte période, » avait-il déclaré. « Si elles veulent bien être mes femmes, je jure que je les défendrai jusqu’à ma mort. Permettez-moi de vous promettre, ici et maintenant, qu’elles ne périront jamais avant moi ! »

« E-Euh… Pour l’instant, écoutons ce que ces deux-là ont à dire à ce sujet, » dis-je.

Je m’étais retrouvé submergé par sa passion et j’avais permis à Sire Piltory de rencontrer les sœurs. Il s’était avéré que les sœurs étaient également très friandes du jeune homme. Il était beau, affable et riche, ce qui faisait de lui une véritable prise, mais il semblait que la principale chose était que toutes les deux puissent rester ensemble. Elles craignaient un peu en raison du poste de Sire Piltory qui était envoyé dans un pays étranger, l’Empire Gran Chaos, mais elles décidèrent quand même de partir avec lui.

Eh bien, je peux dire qu’il est vraiment un bon gars, donc si les deux sont d’accord avec ça, je pense que je le suis aussi, pensai-je.

***

Après cela, même si je maintenais des conditions sérieuses dans le traitement des esclaves souhaité, les acheteurs venaient tous les jours, et quelques jours plus tard, la seule esclave qui me restait était San.

La raison pour laquelle San était encore là avec moi était parce qu’elle m’aidait. Cela aurait été trop dur pour moi de gérer toutes ces personnes par moi-même, et donc, San m’avait énormément aidé.

Bien sûr, avec sa beauté et sa silhouette galbée, il y avait eu beaucoup d’acheteurs qui voulaient l’acheter dans des conditions aussi bonnes que celles des sœurs Anzu et Shiho.

Cependant, San elle-même avait dit : « Maître Ginger, je resterai à vos côtés pour vous aider jusqu’à ce que tous les autres aient été achetés. » J’avais donc accepté avec joie sa grande générosité.

Nous étions dans le magasin juste avant l’ouverture. Alors que j’étais assis au comptoir, j’avais regardé San qui était à côté de moi et qui m’offrait du thé.

« San, tu…, » commençai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a, Maître Ginger ? » demanda-t-elle.

« Euh... Eh bien... ce n’est rien..., » balbutiai-je.

« Hm ? »

San avait travaillé dur pour les esclaves, et pour moi. Ce n’était pas comme si je n’avais pas ressenti quelque chose quand je l’avais vue faire ça.

Heureusement, tout le monde avait été acheté, et grâce aux nobles, j’avais pour le moment une marge de manœuvre financière. Si je venais à libérer San de l’esclavage, nous pourrions commencer ensemble une nouvelle entreprise. J’avais commencé à m’interroger sur les possibilités qui m’étaient offertes.

Mais… Je suis sûr que quelqu’un de mieux viendra pour San, pensais-je. Il n’y a aucune garantie que ma nouvelle entreprise allait réussir, et peut-être que San serait aussi plus heureuse avec un autre.

Alors que je pensais à ça, la porte sur laquelle j’étais sûr d’avoir un panneau « Fermé » s’ouvrit.

Au moment où j’avais levé les yeux, me demandant ce que cela pouvait être, il y avait un seul jeune homme là-bas.

« J’ai une requête, » dit le jeune homme. « Pourrais-je vous demander de me vendre cette esclave ? »

Le jeune homme était habillé comme un voyageur d’un autre pays. Il portait un chapeau de paille conique bas sur son front, ainsi qu’un manteau de voyage. La façon dont il était habillé... Il venait peut-être de l’Archipel du Dragon à Neuf Têtes ?

« Euh, nous ne sommes pas encore ouverts aux affaires..., » dis-je.

« Je m’excuse, » déclara le jeune homme. « J’ai été charmé quand j’ai vu cette fille raton laveur, et je ne pouvais tout simplement pas m’empêcher de venir vous demander ça. Y a-t-il un moyen de me vendre cette esclave ? Bien sûr, j’ai l’intention de payer bien plus que ce qu’elle vaut. Une fois que je l’aurai achetée, je la libérerai également. »

« Combien paieriez-vous exactement ? » demanda San.

« San ?! » m’exclamai-je.

Alors que j’étais encore surpris que San essaye d’elle-même de faire avancer les choses, elle m’avait fait un sourire.

« Maître Ginger, vous avez bien agi pour tous les autres esclaves. Je suis la seule qui reste, » dit-elle. « Et donc, comme un dernier service, je vais me vendre à un prix élevé, et vous donner l’argent supplémentaire. S’il vous plaît, utilisez-le pour démarrer votre nouvelle entreprise. »

« Qu’est-ce que tu dis ?! » m’exclamai-je.

Est-ce que San avait pensé à ça tout le temps ?

Le jeune homme étranger laissa tomber un petit sac de pièces de monnaie sur la table. « Dans ce sac, il y a dix grandes pièces d’or et cinquante pièces d’or. Ce prix sera-t-il acceptable ? »

Dix grandes pièces d’or et cinquante pièces d’or étaient… 1 000 000 pièces ?! L’esclave moyen était vendu pour 10 000 pièces à 20 000 pièces. Pouvait-il vraiment lâcher ce genre de somme d’argent pour ça ?!

Ce jeune homme... il y a quelque chose d’étrange chez lui… Il agissait comme la plupart des hommes riches, utilisant la puissance de leur argent pour se frayer un chemin, mais je n’avais pas le même sentiment désagréable de la part du jeune homme devant moi. Contrairement à Sire Piltory, qui avait pris les deux sœurs, on n’avait pas l’impression qu’il était amoureux de San. Si je devais dire quelque chose… J’avais l’impression que son attention était concentrée sur moi. Comme s’il regardait pour voir ce que je ferais quand on me présenterait une grosse somme d’argent...

Pendant que je le surveillais avec précaution, San baissa la tête face au jeune homme.

« C’est assez. S’il vous plaît, prenez-moi, » déclara San.

« Je te l’ai dit, ne décide pas pour toi ! » Je me levai et me plaçai entre eux, ramassant le sac de pièces de monnaie et le repoussant vers l’homme. « Je suis terriblement désolé, mais elle n’est pas à vendre. Comme je vais commencer ma nouvelle entreprise, je veux qu’elle travaille là-bas pour moi. »

« Maître Ginger... » Les yeux de San étaient élargis par la surprise.

Il s’agissait de... mon égoïsme.

« Je suis désolé, San, » dis-je. « Il vaudrait peut-être mieux que tu sois acheté par cette personne. Il a clairement des moyens financiers considérables et je ne peux pas garantir que mon entreprise réussira. »

Mais, je ne pouvais pas le faire. Quand San était... sur le point d’être volée loin de moi, je l’avais finalement réalisé. Je parlais du fait que je ne voulais pas la perdre, peu importe la raison.

« Mais, par mon égoïsme, je ne veux pas te laisser partir, » dis-je.

« Maître Ginger… J’ai agi présomptueusement…, » San avait commencé à pleurer alors qu’elle avait dit cela. Puis elle s’était approchée de moi et avait baissé la tête. « S’il vous plaît... Laisse-moi rester à vos côtés, Maître Ginger... »

« Bien sûr que je le veux, » dis-je tout en enlaçant San avec douceur.

Après avoir fait cela pendant un petit moment, je m’étais rappelé que nous ignorions complètement le jeune client étranger. Quand je l’avais regardé, le jeune homme avait un sourire gêné et forcé présent sur son visage.

J’avais alors lâché San avant de m’incliner devant le jeune homme. « Je-je suis désolé ! »

« Non, euh… J’avais aussi tort, » dit-il. « Je voulais juste vous tester, mais je ne m’attendais pas à ce que vous commenciez soudain à avouer votre amour l’un pour l’autre… Euh… félicitations. »

« M-Merci beaucoup…, » murmurai-je.

C-Comme c’était embarrassant. Le fait de me souvenir en ce moment de toute cette séquence d’événements avait fait que mon visage avait l’impression d’être en feu.

... Attendez, hein ? Me tester ? Est-ce que ce type a dit qu’il me testait ?

De derrière le jeune homme, une adorable fille en robe à capuchon qui avait coiffé ses cheveux sous forme de couettes entra dans la boutique. Cette fille était venue à côté du jeune homme avec un sourire empli de joie sur son visage.

« Tu vois !? C’est un marchand d’esclaves intéressant, comme l’a dit Sébastien, Hmm ? » déclara la jeune fille.

« Vous pouvez vraiment le dire, » dit le jeune homme. « Je doute qu’il y en ait un autre comme lui dans ce monde. Je suppose, comme le dit le proverbe, qu’il fait toujours plus sombre sous le réverbère. Qui aurait cru qu’il y avait encore une personne talentueuse cachée dans la capitale royale ? C’est pourquoi je ne me lasserai jamais de chasser des têtes. »

À ce moment-là, le jeune homme avait enlevé son chapeau. Ce visage… Je l’avais vu sur les émissions produit par le Joyau de Diffusion de la Voix !

« V-Votre Majesté ?! » avais-je glapi.

Sa Majesté, le Roi Souma Kazuya, se tenait là.

De plus, la fille qui se tenait à côté de lui était la princesse Roroa de l’ancienne Principauté d’Amidonia, dont les fiançailles avec le Roi Souma avaient été annoncées lors d’une récente émission du Joyau de Diffusion de la Voix ! San et moi, nous nous étions hâtés de nous incliner devant eux, mais Sa Majesté avait dit : « Ah ! Actuellement, je suis ici en secret, donc rien de tout cela ne doit être fait, » et il nous avait arrêtés.

« Hum... Sire... Qu’est-ce que vous faites ici ? » demandai-je, la tête encore pleine de confusion.

Souma sourit. « J’ai entendu de bonnes choses à votre sujet. Comme le fait que vous ayez enseigné aux esclaves comment écrire et faire de l’arithmétique, et arrangé pour qu’ils soient achetés dans des endroits qui les traiteraient bien. À partir de maintenant, les marchands d’esclaves autour de la capitale commenceront à vous imiter et à éduquer leurs esclaves. Il semble que le traitement reçu par les esclaves s’est également amélioré. »

« J-Je vois, » dis-je.

« D’après ce que je vois, vous ne réalisez pas votre propre incroyable accomplissement, » avait-il poursuivi. « Eh bien ! Peut-être que vous avez réussi à le faire précisément parce que vous êtes si humble. »

Le Roi Souma hocha la tête, semblant satisfait de cette explication.

« Ginger. Vous avez essayé d’améliorer le traitement de ceux qui sont dans la position la plus basse de la société en leur donnant un emploi, » continua le Roi. « En conséquence, ces esclaves ne sont plus esclaves. C’est quelque chose que les gens au sommet, comme Madame Maria et moi, n’auraient pas pu accomplir aussi facilement, même si nous le voulions. Est-ce que vous le saviez ? Pourtant, ici, sur le terrain, vous avez réussi. »

« Non... Je voulais juste…, » dis-je. « J’ai simplement essayé désespérément de protéger ceux qui étaient devant moi, même si c’était tout ce que je pouvais faire... »

« J’ai toujours cherché des gens capables de faire des choses comme ça, » Sa Majesté avait alors posé ses mains sur le comptoir. « J’ai l’intention de nationaliser le commerce des esclaves dans ce pays. Les marchands d’esclaves deviendront des fonctionnaires, et ils subiront des tests appropriés. Car après tout, cela les rendra plus faciles à contrôler. En plus de cela, pour nous assurer que les esclaves ne soient pas seulement utilisés comme travailleur manuel jusqu’à ce qu’ils les cassent et qu’ils soient ensuite jetés, nous mettrons également en place des installations pour les former à l’emploi. Dans le même temps, j’ai également l’intention de créer un service intermédiaire pour aider les personnes à trouver un emploi afin qu’ils ne soient pas forcés d’être réduits en esclavage. »

« C’est…, » balbutiai-je.

« Tout à fait, » dit-il. « C’est exactement la même chose que ce que vous avez fait. C’est ce que le pays va faire. »

C’est incroyable ! Faire cela va sûrement sauver des personnes comme San ! pensai-je.

Pendant que je pensais cela, Souma m’avait tendu la main. « Et je veux vous embaucher en tant que premier responsable du centre de formation professionnelle. »

« M-Moi !? » criai-je.

« Vous avez eu l’idée et vous l’avez mise en place par vous-même », avait-il déclaré. « Je pense que vous êtes la meilleure personne pour ce travail. Vous pouvez prendre l’argent que je vous ai montré plus tôt afin de vous aider aux préparatifs. Pourquoi n’utilisez-vous pas cet argent pour la libérer et commencer à travailler ensemble ? »

J’avais regardé San.

San hocha la tête avec un sourire, puis prononça ces mots : « “Chaque accalmie prend fin et les marées peuvent soudainement changer.” »

... Oui. C’est vrai, San, grand-père. C’est cette opportunité, pensai-je.

Je fis un signe de tête à San, puis pris la main que Souma m’avait offerte.

« Je vais le faire ! S’il vous plaît, laissez-moi cette charge ! » dis-je.

« Merci. Je suis impatient de voir vos compétences en action, » déclara-t-il.

Nous avions échangé une poignée de main ferme. Le contrat avait été scellé.

Grand-père, je vais maintenant servir le roi. Tu n’as plus à t’inquiéter pour moi, d’accord ? pensai-je.

Alors que je fermais les yeux et en rapportais cela à mon grand-père, qui était sûrement allé au paradis, Madame Roroa avait dit : « On dirait que tout a maintenant été réglé » et elle s’était enroulée autour du bras de Souma. « Bien, finissons en là pour le travail d’aujourd’hui. Pour l’instant, je pense qu’il est temps que nous ayons notre rendez-vous, n’est-ce pas ? Ai-je raison, grande sœur Ai ? »

Quand Madame Roroa avait appelé en direction de la porte, une femme elfe sombre puissante et belle était venue à l’intérieur de la boutique. Cette personne n’était-elle pas la deuxième candidate à devenir la reine du roi Souma, Madame Aisha !? Je m’étais souvenu de l’avoir vue accueillir le programme de musique aux côtés du roi Souma avant aujourd’hui !

Madame Aisha semblait un peu embarrassée, mais elle s’enroula également autour du bras qui n’avait pas été pris par Madame Roroa. « Po-Pourquoi pas. Nous devrions le faire maintenant. »

« Euh, vous deux ? Pourriez-vous ne pas le faire en public..., » dit le roi.

« « Non ! » »

« ... Oh, d’accord, » dit-il.

Après qu’elles aient toutes deux crié leur refus, Souma avait affaissé ses épaules avec résignation.

À première vue, il avait l’air d’être heureux avec une belle fleur dans chaque main, mais on pouvait voir qu’il était clairement anxieux. Il pourrait être le roi capable qui avait détruit la Principauté d’Amidonia, mais il était faible quand il s’agissait de femmes qui seraient les autres personnes importantes dans sa vie.

« Peut-être devrais-je aussi faire attention..., » murmurai-je.

« Avez-vous dit quelque chose, Maître Ginger ? » Peut-être en imitant ces deux-là, San s’était enroulée autour de mon bras avec un sourire.

Ce sourire m’avait laissé me sentir comblé, et il n’y avait rien que je puisse dire face à ça.

— Il semblait que le fait de ne pas correspondre à la femme que vous aimez était quelque chose qui affectait aussi bien un roi qu’un roturier.

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